Alors j'ai arrêté les compléments alimentaires
Puisque ma peau était toujours boutonneuse, puisque mon ventre n’avait pas dégonflé, puisque mon sommeil ne s’était jamais régulé — malgré les prises et les discours — j‘ai décidé d’abandonner.
A quoi bon ?
J’avais beau essayer, le résultat n’y était pas : parfois je constatais une légère amélioration, mais le plus souvent, aucun changement.
Alors j’ai fini par jurer qu’on ne m’y prendrait plus.
Peu importait la marque, ça ne fonctionnait pas. Elles se ressemblaient toutes, brillaient par leurs mensonges, surfaient sur les complexes et la souffrance humaine pour se faire de l’argent…
Partie de ce constat et de l’absence de résultats concrets, j’ai cessé de chercher “le bon produit”. J’ai arrêté de croire aux fausses promesses.
J’ai rayé toutes ces marques de l’équation, et arrêté d’acheter des compléments alimentaires.
Ce qui m'a fait changer d'avis
J’ai passé des années à bouder les compléments alimentaires, à les rejeter systématiquement, à ne plus y prêter attention et finalement, à ne plus du tout les envisager.
Puis, en voyant ma sœur en utiliser et les recommander — elle est herboriste certifiée — j’ai recommencé à me poser des questions.
Au début, par curiosité, mêlée d’un certain scepticisme. Dans ma tête, tout ça faisait toujours partie de ce que j’avais déjà mis de côté. Je lui ai même dit assez clairement que, selon moi, ces trucs-là ne fonctionnaient pas.
Sa réponse a été très simple :
Bien sûr que si, ça peut aider ! Mais ça dépend de ceux qu’on prend. Et surtout, de comment on les prend.
Elle m’a ensuite expliqué que tous les compléments alimentaires ne se valent pas. Que la plante utilisée, sa forme, son dosage, sa provenance, tout cela change absolument tout. Qu’un produit peut être très visible, très populaire, et pourtant totalement inefficace. Et qu’à l’inverse, certains compléments, bien choisis et bien dosés, peuvent réellement accompagner le corps — sans pour autant garantir de miracles.
Elle m’a aussi interrogée sur ma manière de les prendre. Et là, en toute honnêteté, j’ai dû reconnaître plusieurs choses.
Quand j’avais essayé, je n’avais quasiment jamais fait les cures jusqu’au bout. Parce que ça coûte cher. Parce qu’on parle souvent de prises sur trois mois, parfois six. Et que quand, au bout d’un mois, on ne voit rien de flagrant, on n’a pas forcément envie de racheter en se disant que ça finira peut-être par marcher.
J’attendais des résultats rapides. Presque immédiats. Et ça, ce n’est tout simplement pas la promesse de ce type d’approche.
Elle m’a aussi parlé de vision holistique. Une idée finalement assez simple : le corps fonctionne comme un ensemble. Si quelque chose dysfonctionne à un endroit, ça peut bloquer ailleurs.
Par exemple : la perte de poids. On peut faire du sport, manger moins, faire attention… et pourtant, rien ne bouge. Parce que parfois, le problème n’est pas là. Si la digestion est perturbée, si l’estomac ou l’intestin sont déréglés, si le corps est en stress permanent, les efforts restent souvent sans effet.
Avec les compléments alimentaires, c’est exactement la même chose. Pris seuls, sans tenir compte de ce qui se passe dans le corps, ils fonctionnent rarement comme on l’espère. Si le sommeil est chaotique, si le stress est constant, si certaines fonctions sont déjà déséquilibrées, les effets seront forcément limités. Pas parce que le complément est mauvais, mais parce qu’il est utilisé sur un terrain qui n’est pas prêt.
C’est là que j’ai commencé à comprendre que le problème n’était peut-être pas les compléments alimentaires eux-mêmes, mais la manière dont je les avais abordés jusque-là. J’attendais une solution isolée, alors qu’il s’agissait plutôt d’un accompagnement, à intégrer dans une routine concrète, avec des gestes simples et cohérents au quotidien.
Alors, comment choisir les bons compléments alimentaires ?
Si j’ai appris une chose avec le temps, c’est qu’il ne suffit pas de “prendre des compléments alimentaires” pour que cela fonctionne. Tout se joue dans le choix des produits… et dans la manière de les utiliser.
Avant, je me contentais de regarder le nom du complément, parfois la promesse associée, et souvent le prix. Aujourd’hui, je sais que ce sont rarement les bons critères. Il y a plusieurs éléments essentiels à prendre en compte.
🧪 La composition
C’est sans doute le premier point, et pourtant celui que je regardais le moins.
Deux compléments peuvent porter le même nom et n’avoir strictement rien à voir en termes d’efficacité. La plante utilisée, sa forme, son mode d’extraction, les éventuels excipients… tout cela change énormément la façon dont le corps va réagir.
Un complément peut contenir une plante intéressante sur le papier, mais être sous-dosé, ou formulé avec une forme peu assimilable par l’organisme. Dans ce cas, même avec une prise régulière, les effets seront faibles, voire inexistants.
Apprendre à lire une composition, même de manière simple, permet déjà de faire des choix plus éclairés.
🌍 La provenance et la qualité des matières premières
La provenance est un autre point clé.
Savoir d’où viennent les plantes, comment elles sont cultivées, récoltées et transformées, n’est pas un détail. La qualité des matières premières a un impact direct sur l’efficacité du produit final.
Certaines marques jouent la transparence sur l’origine de leurs ingrédients, les contrôles effectués, les normes respectées. D’autres beaucoup moins. Et bien souvent, cette différence se ressent aussi dans les résultats.
🧍♀️ Sa situation personnelle
Il n’existe pas de complément alimentaire universel.
Un produit qui fonctionne très bien pour une personne peut être totalement inadapté pour une autre. Fatigue, stress, digestion, sommeil, douleurs, période de vie… tout cela compte.
C’est aussi pour cette raison que j’ai longtemps été déçue : je prenais des compléments sans réellement me demander s’ils correspondaient à ma situation du moment. Sans prendre en compte ce qui pouvait, ailleurs dans le corps, freiner leur efficacité.
🔄 Les intégrer dans une routine concrète
Enfin, et c’est sans doute le point le plus important, les compléments alimentaires ne font pas tout.
Pris seuls, sans changements à côté, ils donnent rarement des résultats spectaculaires. Ils sont là pour accompagner, soutenir, aider le corps à retrouver un certain équilibre, mais ils ne remplacent ni une alimentation adaptée, ni un meilleur sommeil, ni des gestes simples du quotidien.
Quand ils s’inscrivent dans une routine cohérente — même imparfaite, même progressive — leur rôle prend enfin du sens.
🤍 Être accompagnée, quand c’est possible
Je te disais plus haut qu’apprendre à lire une composition peut déjà aider à faire des choix plus éclairés.
Mais il faut aussi être honnête : ce n’est pas toujours simple. Et surtout, ça reste un métier.
Comprendre les dosages, les formes utilisées, savoir si un complément est réellement adapté à sa situation, tenir compte du contexte global — fatigue, stress, digestion, rythme de vie — ce sont des choses qui demandent du recul et de l’expérience.
Dans mon cas, pouvoir échanger avec ma sœur, qui est herboriste certifiée, m’a permis d’y voir plus clair. Pas pour consommer plus, ni pour multiplier les produits, mais au contraire pour faire des choix plus justes… et parfois ne rien prendre du tout quand ce n’était pas pertinent.
Ce n’est évidemment ni une obligation, ni une condition indispensable. Mais quand on en a la possibilité, être accompagné par un professionnel formé peut éviter bien des tâtonnements, des attentes irréalistes, et pas mal de dépenses inutiles.